Quiblier Conseil, valoriser les compétences pour innover dans le recrutement

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En 1986, Quiblier Conseil ouvrait le premier cabinet de recrutement en approche directe en Bretagne. Aujourd’hui, le cabinet de conseils en Ressources Humaines, dont le siège est à Rennes, compte quatre bureaux en France. Il a élargi son offre en mettant l’accent sur le développement des compétences. Entretien avec Pierre Lajarrige, Directeur général associé.

 

Pierre Lajarrige, Directeur Général Associé Quiblier Conseil

 

Pouvez-vous nous présenter Quiblier Conseil…

 

Nous avons lancé Quiblier Conseil en 1986 avec un concept innovant en Bretagne : ouvrir un cabinet spécialisé en recrutement par approche directe. A l’époque, les entreprises bretonnes devaient aller à Paris. Du fait de notre vocation, nous nous sommes structurés en recrutant des personnes qui avaient une expérience en entreprise et une équipe de consultants psychologues. Nous sommes aujourd’hui 20 collaborateurs répartis dans nos quatre bureaux de Rennes, Brest, Nantes et Paris. Nous cherchons à étendre notre couverture sur le sud-ouest et sommes attentifs à des offres de reprise sur cette région.

 

Nous avons élargi notre offre de service autour de la compétence, élément clé de toute politique de gestion des ressources humaines.

Nous avons créé une activité de management de transition afin de mettre à disposition de nos clients des compétences expertes apportées par des cadres expérimentés pour une durée limitée, dans le cadre d’une situation inhabituelle pour l’entreprise (certification ISO, restructuration etc).

Nous proposons également une offre qui met en valeur les compétences des collaborateurs en transition professionnelle. Nous les accompagnons à titre individuel dans les démarches d’outplacement ou collectivement dans le cadre d’un PSE ou de projets de départs volontaires collectifs. Ces démarches aboutissent également à faire bénéficier de compétences disponibles des entreprises qui sont en recherche de profils par notre mise en contact. Nous mettons en valeur les compétences des collaborateurs, acteurs de leur carrière, qui viennent directement faire un bilan de compétences dans notre centre dédié sans passer par leur entreprise. Enfin, nous avons un service de support RH à destination des entreprises qui n’ont pas de service RH dédié.

 

Quelle est la valeur ajoutée de Quiblier Conseil ?

 

Le développement des compétences à travers différentes prestations qui permet de valoriser ce qui est un élément clé de la gestion des ressources humaines. De ce fait, nous nous adressons à toutes les entreprises, y compris dans le secteur associatif et institutionnel. Nous nous adaptons à chaque entreprise en fonction de sa taille, de son activité, de sa culture et même de sa nationalité puisque nous avons des filiales de groupes internationaux parmi nos clients. A chaque besoin, sa réponse spécifique; c’est du sur-mesure.

 

Expliquez-nous ce qu’est le recrutement par « l’approche directe » ? Qu’est-ce qui est nouveau aujourd’hui dans les métiers du recrutement ?

 

 

Cela consiste pour le compte de nos clients d’identifier et d’approcher directement des personnes généralement en poste et pas nécessairement en recherche d’emploi. C’est une méthode utilisée pour le recrutement de profils rares. On les identifie en étudiant l’organigramme des entreprises ou en consultant les annuaires des écoles spécialisées et de plus en plus sur les réseaux sociaux. Également à travers nos propres réseaux et notre base de données.

Le domaine du recrutement a beaucoup évolué avec l’arrivée des réseaux sociaux qui ont rendu les candidats beaucoup plus visibles et donc plus joignables et bien souvent sur-sollicités. Avant d’appeler un candidat, il faut faire un travail d’identification précis, pour lui expliquer rapidement les opportunités que peut lui offrir le poste. Il faut susciter suffisamment d’intérêt de la part de la personne pour qu’elle accepte de rencontrer un consultant. Et quand on a un candidat qui accepte d’aller plus loin, il faut lui faciliter les choses. C’est souvent à nous d’aller à sa rencontre, et notamment à Paris où nous le rencontrons dans nos bureaux. Du fait de la pénurie de candidats dans certains domaines, on assiste à une compétition entre les entreprises : les candidats ont plusieurs offres en même temps. Nous donnons à notre client des conseils qui permettent de les capter plus vite en leur proposant des éléments de différenciation comme l’absence de période d’essai, la prise en charge du coût du déménagement, la reprise totale ou partielle d’ancienneté, les nouvelles formes de travail (télétravail…). Certains grands groupes vont même jusqu’à nous demander d’accompagner le conjoint de la personne qu’ils recrutent suite à la mobilité géographique.

 

 

Les entreprises externalisent-elles davantage leur recrutement ? Si oui pourquoi ?

 

Oui et non. Non parce qu’auparavant, lorsque les entreprises faisaient appel à un cabinet c’est qu’elles n’avaient pas le temps ou qu’elles recherchaient un profil très pointu. Mais les entreprises aujourd’hui se sont structurées, elles ont embauché des responsables recrutement. Oui, car même quand elles recrutent par elles-mêmes, elles peuvent se tourner vers un cabinet quand elles n’y parviennent pas. Par ailleurs, étant donné la conjoncture favorable, les entreprises ont besoin de recruter davantage ou sont en recherche de profils pénuriques; elles ont donc recours au cabinet qui connaît parfaitement le marché de l’emploi, qui cible les profils et définit clairement le cahier des charges du poste.

 

Quel(le)s entreprises/secteurs ont des besoins en conseil recrutement et RH dans le bassin rennais ?

 

Tous les secteurs et les entreprises en local peuvent avoir des besoins de recrutement. A Rennes, la conjoncture économique est très favorable, elles ont des besoins plus importants en recrutement. Le taux de chômage des cadres dans l’Ouest est faible. La pénurie de candidats est assez générale. Les ingénieurs travaillant dans le domaine de nouvelles technologies et les commerciaux ainsi que les fonctions supports sont particulièrement concernés.

L’enjeu auquel sont confrontées les entreprises, c’est aussi de fidéliser leurs collaborateurs et de valoriser leurs compétences. Pour cela, il faut mettre en place des politiques de gestion RH adaptées : nouvelles formes de travail (télétravail, modulation de temps de travail ou le temps partiel), politiques de rémunération, parcours de formation etc.

 

Faire carrière à Rennes, c’est possible ?

 

Rennes est une grande ville à taille humaine, elle apparaît depuis plus de 10 ans dans le classement des médias dans les cinq premières places. Elle bénéficie de la présence de sièges sociaux, de groupes internationaux, d’un maillage d’entreprises familiales dynamiques. L’emploi tertiaire et industriel y est très développé. Ici, les familles peuvent changer d’emploi sans avoir à déménager. Compte tenu des bonnes infrastructures de transport, il est possible de faire carrière en habitant Rennes et en travaillant en partie ailleurs.

 

Travailler et vivre à Rennes, le combo gagnant ?

 

Rennes a une bonne notoriété en ce qui concerne l’emploi et le cadre de vie, la richesse de la vie culturelle, la proximité de la mer. J’ajoute que l’académie de Rennes est la première de France depuis plus de 20 ans pour l’obtention du bac. Elle accueille plus de 60 000 étudiants avec des parcours variés, souvent internationaux. Beaucoup d’efforts sont faits pour intégrer la dimension internationale dans les formations dans et au-delà du lycée. Ce qui facilite l’installation des cadres internationaux notamment.

Au-delà de ça, il est nécessaire de tout faire pour conserver cette attractivité car nous sommes dans un marché du travail ouvert, la région grand Ouest est un territoire recherché où des villes comme Nantes et Bordeaux peuvent représenter des alternatives. Dans le domaine du logement, des choses sont à améliorer : un cadre me confiait récemment qu’il avait eu plus de mal à trouver un logement qu’un emploi à Rennes !

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