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Ariadnext veut doubler ses effectifs d’ici à trois ans

Ariadnext
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La société, spécialisée dans les solutions d’identité numérique, de contrôles et de sécurisation de documents, enregistre 40 % de croissance par an. ARIADNEXT, déjà implantée dans quatre pays, accélère son développement sur le marché européen. Entretien avec son président co-fondateur, Guillaume Despagne.

 

Pouvez-vous présenter ARIADNEXT en quelques mots…

La société a été créée en 2010 à Rennes par Marc Norlain et moi-même, tous deux anciens collaborateurs d’une grande entreprise de téléphonie. Nous sommes basés à Rennes, avec 76 collaborateurs qui sont essentiellement des ingénieurs, des chercheurs et des commerciaux.

Notre métier est de permettre l’identification des clients dans les secteurs très réglementés que sont les banques et institutions financières, les fintechs, les télécoms ou encore les jeux en ligne, en lien avec des clients qui manipulent de l’argent. Nous concevons des solutions d’identité numérique, de contrôles de documents et d’identité, de sécurisation des documents et de signature électronique.

 

A l’international, ARIADNEXT a ouvert cinq bureaux en Europe. Avez-vous des projets d’accélération sur le marché européen ?

Nous avons en effet cinq bureaux en Europe : Paris, Bucarest, Madrid, Varsovie auxquels viendront s’ajouter Münich et le Benelux. ARIADNEXT enregistre 40 % de croissance par an. Nous ciblons L’Europe pour deux raisons essentielles : un fort développement du marché européen de l’identification et le souhait d’être au plus près de nos clients.

 

A qui s’adresse les produits conçus par ARIADNEXT ?

Nos produits s’adressent à des fournisseurs de services qui souhaitent identifier leurs clients, notamment en ligne : pour ouvrir un compte bancaire, faire un crédit à la consommation, louer une voiture, jouer en ligne… Nos clients peuvent être aussi des magasins de produits de grande consommation qui nécessitent du crédit.

Leurs demandes majeures ? Digitaliser l’entrée en relation avec leurs clients finaux. Ils souhaitent également lutter contre la fraude et l’usurpation d’identité. Enfin, les secteurs bancaires, financiers et les sociétés de jeux en ligne doivent faire face à l’obligation légale d’identification des personnes : les autorités veulent savoir qui manipule de l’argent et ce, à partir de sommes de plus en plus faibles. Dès lors qu’on manipule de l’argent, on doit s’assurer de l’identité de la personne à l’origine de ces transactions. ARIADNEXT permet d’offrir une expérience digitale aux clients de ces sociétés pour vendre le plus rapidement et le plus efficacement possible.

 

ARIADNEXT ambitionne de doubler ses effectifs d’ici à 3 ans. Pour quels profils ?

Aujourd’hui, 50 personnes travaillent pour la R&D chez ARIADNEXT. Nous recherchons essentiellement des ingénieurs et des docteurs car nous développons nous-mêmes l’ensemble de nos produits y compris les technologies autour de la reconnaissance faciale avec détection du vivant, ce qu’on appelle les technologies biométriques. Nous recherchons donc également des commerciaux pour vendre ces produits développés.

Nous devons augmenter notre couverture documentaire c’est-à-dire connaître les documents d’identité de chaque pays afin de pouvoir faire un travail de vérification ensuite.

 

Quel est le processus de recrutement chez ARIADNEXT ?

Nous avons accueilli une chargée de recrutement qui travaille en relation avec la plateforme Welecome to The Jungle. Nous postons des annonces sur les sites dédiés et spécialisés. Nous recevons des candidatures spontanées et faisons de la « chasse ».

Les candidatures sont filtrées par notre chargée de recrutement pour une première pré-sélection. Les profils sélectionnés sont ensuite soumis aux managers, qui rencontrent le candidat et lui font passer un premier test technique. Si le debrief est concluant, un entretien avec Marc ou moi-même est organisé afin d’assurer une homogénéité.

Personnellement, je m’intéresse à ce que souhaite faire le candidat exactement. Il est possible d’adapter le poste à la personne en fonction du profil. Nous travaillons aussi avec des alternants. J’ai l’exemple d’un ancien frigoriste, geek par nature, qui a fait une formation en informatique. Il est aujourd’hui développeur chez nous.

 

Avez-vous des difficultés à recruter ? Si oui, pour quels postes ?

Evidemment, en informatique, la concurrence est rude. C’est aussi pour cela qu’on fait de l’alternance. Ce manque de profils dans le numérique nous oblige à aller chercher des talents hors de nos frontières, notamment en Tunisie. Par ailleurs, nous avons des partenariats avec l’INSA de Rennes et l’Université de Rennes. Chez nous, la cooptation fonctionne bien également. Pour les commerciaux, nous avons fait appel à un cabinet de recrutement.

 

Comment fidéliser les talents ?

Nous prenons en compte leurs aspirations et évolutions souhaitées. Tous les ans, nous faisons le tour de l’entreprise pour connaître les souhaits d’évolution de chacun. Il peut y avoir des changements de postes entre services. Nous proposons également des modalités de télétravail.

Tous les six mois, nous organisons un séminaire où chaque direction revient sur ce qui s’est passé les 6 derniers mois et présente le plan pour les 6 prochains mois, c’est un élément essentiel auquel je tiens pour savoir où nous en sommes.

De plus, les collaborateurs proposent spontanément des activités, des sorties entre collègues pour créer un esprit d’équipe.

Enfin, nous faisons construire un nouveau bâtiment en bois, éco-responsable, dans la zone des Champs-Blancs, qui abritera notamment un amphithéâtre et un espace où les food-trucks proposeront un déjeuner. L’idée est d’en faire un lieu de brassage. L’entrée dans les lieux se fera entre mars et juin 2021.

 

Quelle politique de formation appliquez-vous dans votre entreprise pour faire monter vos salariés en compétence ?

Dans le milieu informatique, on utilise beaucoup le e-learning : l’ingénieur se forme lui-même. S’il a besoin d’une formation spécifique, on en discute ensemble. La règle étant que si un collaborateur s’intéresse à un sujet, se rend sur un salon technique par exemple, il débriefe ensuite ses camarades. Nous sommes dans le partage des connaissances.

 

Faire carrière à Rennes, c’est possible ?

Bien sûr, la qualité de vie y est reconnue et l’écosystème autour du digital est excellent. Faire carrière dans le numérique à Rennes, et plus largement en Bretagne, c’est possible. La Ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé au cours de sa visite que « la Bretagne a vocation à devenir la cyber vallée européenne ».

 

Dites-nous, en quelques mots, pourquoi venir travailler chez Ariadnext ?

Pour innover et participer à l’évolution digitale de la société. Il s’agit d’inventer le monde digital de demain, un monde très concret.

 

www.ariadnext.com

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